Allocation d’orphelin

Les enfants qui perdent l’un de leurs parents ou les deux bénéficient d’un soutien supplémentaire. Ils ont droit à une allocation d’orphelin (également connue auparavant sous le nom d’allocation de soins pour orphelin) tant qu’ils sont bénéficiaires des allocations familiales.  

En cas de décès de l’un de vos parents ou des deux, nous en sommes automatiquement informés par le registre national. Cette période est déjà suffisamment pénible, vous ne devez pas prendre en charge les formalités administratives vous-même, sauf s’il s’agit d’un décès à l’étranger. Dans ce cas, vous devez nous remettre l’avis de décès.  

Si vous ne recevez pas automatiquement l’allocation d’orphelin, n’hésitez pas à nous contacter.  

Wezentoeslag in Brussel en Wallonië

Allocation d'orphelin à Brussel et en Wallonie

Orphelin et demi-orphelin

Un enfant qui a perdu au moins 1 de ses deux parents reçoit tous les mois une allocation d’orphelin fixe de 375,39 euros.  


Groeipakket: wezentoeslag in Vlaanderen

Allocation d’orphelin en Flandre

Orphelin

Si ses deux parents sont décédés, l’enfant reçoit une allocation en plus du montant de base des allocations familiales. Celle-ci s’élève à 100 % du montant de base : 166,46 euros par mois.  

Exemple :  
Jinte est née le 2 avril 2019. Elle forme une famille de 3 personnes avec ses parents, Anke et Pieter. Le 8 septembre 2019, ses parents décèdent dans un accident de voiture. À partir du mois de septembre, Jinte a donc droit au montant de base de 166,46 euros ainsi qu’à l’allocation d’orphelin de 166,46 euros. Il s’agit donc d’un montant total de 332,92 euros. Le premier versement a lieu en octobre.

Demi-orphelin

Si l’un des deux parents est décédé, l’enfant a également droit à une allocation en plus du montant de base des allocations familiales. Celle-ci s’élève à 50 % du montant de base pour un demi-orphelin : 83,23 euros par mois.  

Bon à savoir : la situation familiale actuelle du parent survivant ne joue aucun rôle comme c’était le cas auparavant. Imaginons que le parent survivant fonde une nouvelle famille, l’enfant continue malgré tout à bénéficier de l’allocation d’orphelin (tant qu’il a droit aux allocations familiales). 

Exemple 
Ella est née le 7 janvier 2019. Son papa Kobe décède le 18 février 2019. À partir du mois de mars, Ella a donc droit au montant de base de 166,42 euros ainsi qu’à l’allocation d’orphelin de 83,23 euros. Il s’agit donc d’un montant total de 249,69 euros. Durant l’été, sa maman Karen rencontre Ruud. Ils emménagent ensemble le 15 novembre 2019. Karen, Ella, Ruud et sa fille Anse forment ensemble une nouvelle famille recomposée. L’allocation d’orphelin d’Ella ne change pas. Elle reçoit toujours 249,69 euros par mois.  

À partir du 1er janvier 2019 

Les enfants qui sont devenus orphelins après le 1er janvier 2019 reçoivent cette nouvelle allocation. La situation ne change pas pour les enfants qui touchaient déjà une allocation d’orphelin avant cette date : ils continuent à en bénéficier selon l’ancien système.  

Exemple : 
Joren est né le 26 juin 2011. Il vit avec ses parents, Leen et Bart. Il touche des allocations familiales dont le montant de base. Sa maman décède le 11 mai 2019 après une courte maladie. À partir du mois de mai, Joren a donc droit au montant de base de 166,46 euros ainsi qu’à l’allocation d’orphelin de 83,23 euros. Il s’agit donc d’un montant total de 249,69 euros.  


Conseils pour aider les enfants à faire leur deuil

  1. Ne cachez rien, dites-leur la vérité 

Parlez avec l’enfant. Aussi jeunes soient-ils, mieux vaut les impliquer au maximum. Ne vous y trompez pas, ils sentent vraiment quand vous leur cachez quelque chose. En outre, vous ne leur rendez pas service en évitant le sujet : vous ne ferez que compliquer leur processus de deuil. Expliquez-leur ce qu’il se passe et soyez aussi honnête que possible. Créez un climat de sécurité lorsque vous leur annoncez la mauvaise nouvelle. Essayez de formuler un message bref et concret, tout en utilisant des termes que l’enfant comprend. Aussi difficile que cela puisse être, expliquez clairement que le parent décédé ne reviendra pas. La phrase « Papa s’est endormi pour toujours » peut donner à l’enfant l’impression qu’il finira peut-être par se réveiller un jour. Il pourrait aussi avoir peur d’aller dormir et de « ne plus jamais se réveiller ».

  1. Allez dire adieu au défunt  

Donnez à l’enfant l’opportunité de voir une dernière fois son papa ou sa maman décédé(e) et de lui dire adieu. Vous ne devez bien entendu pas l’y forcer s’il n’est pas prêt pour cela ou refuse d’y aller. Mais parlez-en. L’enfant a peut-être peur et vous avez la possibilité d’éliminer cette angoisse. Laissez aussi un enfant assister à l’enterrement ou à l’office funèbre. Cela ne le marquera pas, mais lui apprendra que cette tristesse fait aussi partie de la vie. Veillez à l’encadrer convenablement et chaleureusement. 

  1. Entretenez le souvenir 

Il est essentiel que les enfants retiennent et continuent à se rappeler que papa et/ou maman les aimai(en)t très fort. Fabriquer une boîte à souvenirs (des photos, un livre, une carte ou une lettre, des souvenirs...) peut être une bonne idée. Ils disposent ainsi d’objets tangibles. Si vous savez vous-même, en tant que maman ou papa, que vous allez mourir, vous pouvez préparer cette boîte. Par la suite, continuez à parler du parent décédé, surtout lors des événements importants. 

  1. L’écoute

Faites clairement sentir à l’enfant qu’il peut parler de son deuil. Et qu’il peut sans problème poser des questions au sujet de la mort de papa ou de maman. On pense trop souvent qu’il vaut mieux ne pas aborder des sujets aussi pénibles avec des enfants. Mais ils doivent eux aussi faire leur deuil. Et ils n’y arriveront pas en silence. Ils veulent souvent parler de ce qu’ils ressentent, mais d’une manière différente de celles des adultes. Donnez-leur l’espace nécessaire s’ils hésitent ou refusent de s’exprimer. Ils parviendront peut-être mieux à exprimer leurs sentiments à travers le dessin que par la parole. Écoutez donc très attentivement la langue que l’enfant parle.  

  1. Ayez confiance en la résilience des enfants 

Faites confiance aux enfants : ils peuvent parfois mieux encaisser les chocs que ce que vous pensez. Toutefois, veillez aussi à ce que l’enfant continue à bénéficier d’un cocon familial et de suffisamment d’amour après la perte de son parent. N’ayez pas peur de lui montrer que vous êtes triste et que la personne décédée vous manque. Pleurez, faites-vous des câlins, consolez-vous mutuellement... soyez présent l’un pour l’autre.   


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